Commune d'Ille et Vilaine, canton d'Argentré du Plessis, arrondissement de Rennes.
code postal: 35680 - code INSEE: 35 3 02 097.
Ces quelques pages sont incomplètes: si vous avez des photos, anciennes ou pas, ou de vieilles cartes postales ou des documents pouvant combler les lacunes de cette réalisation, et relatifs à Domalain et son histoire, c'est avec plaisir que je les insérerai. Vous pouvez me les envoyer par e-mail ,merci d'avance.

Domalain est situé au sud de Vitré
Selon le dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne de Ogée (1843)
Les communes limitrophes sont au:
1840 - Domalain se situe à 7 lieues 3/4 à l'Est-Sud-Est de Rennes, son evêché, et à 3 lieues de Vitré. On y Compte 2000 communiants.

Le bourg de Domalain est situé sur une montagne, au pied de laquelle sont, d'un coté, l'étang, le moulin et la maison de l'Eclardière, et de l'autre un ruisseau qui va se jeter dans l'étang de Carcraon. Il n'y a sur cette montagne que le bourg, le presbytère et la maison de la Pavière.Elle est si élevée, que , lorsqu'on est sur son sommet, on découvre toute la paroisse, dont les terres sont fertiles en grains et fruits, et assez bien cultivées. C'est un pays couvert, fort peuplé de hameaux et maisons de remarque. Ses maisons nobles sont : le Pouez, et Princé, avec hautes-justices, qui ressortissent à la baronnie de Vitré.
Superficie totale: 3249 ha 65a 54ca dont :
On y compte 597 constructions diverses, 3 moulins ( Pouez, Princé, Carcraon)

Carcraon, la minoterie, le tramway, l'étang vers 1938.

La chapelle 

Le village de Carcraon existe au moins depuis le XIIème siècle: en 1167 on mentionne l'existence d'une chapelle dédiée à St Mainboeuf. Des moulins sont répertoriés en 1206 et 1210 comme étant la possession du seigneur de La Guerche. En 1240, Carcraon est cité dans la dot de Thomasse de Pouancé, fille de Geoffroy III de La Guerche

L'origine du nom vient de Dom Melaine, la paroisse est sous l'invocation de saint Melaine (fête le 6 septembre).
On connait plusieurs sites d'occupation d'époque gauloise et gallo-romaine sur le territoire de la commune: à la Rouaudière, la Rochère, la Maillardière, le Pont-Jouet, le Bas-Chartrel, le Bas-Princé....







....Un chien
avec collier monte la garde

A Domalain il est produit quantité de cidres de qualité et on y fait commerce de chanvre et de lin.(1843).
Jusqu'au début des années 1970 chaque ferme produisait son cidre. Un cidre de qualité résulte de l'assemblage de plusieurs variétés de pommes à cidre, douces, aigres, amères ou encore acides. Beaucoup de champs même labourés, etaient couverts de pommiers, jusqu'à ce que le remembrement et les primes à l'arrachage plus la mécanisation, en fassent disparaître la majorité. Chacun avait ses petits secrets de fabrication. Dès la fin de l'été apparaissaient les premiers tas de pommes au coin des champs, egayant la campagne de leur différentes couleurs. Puis les différentes variétés de pommes étaient collectées, quantifiée pour fabriquer un mélange équilibré.
Le pressage avait lieu de décembre à janvier. La méthode traditionnelle durait plusieurs jours: sur les pressoirs ancestraux en bois on alternait des couches de pommes broyées avec des couches de paille. La pressée commençait, lentement au moyen, d'un système manuel à vis. La première rigole se formait et dégoulinait du pressoir. Le jus de pomme remplit petit a petit la cuve et est mis en futs. Il va travailler pendant quelques temps puis il va être soutiré et mis en tonneau. Il va encore être l'objet d'une surveillance attentive jusqu'à ce que tout le sucre se soit transformé en alcool pour aboutir enfin dans nos verres.
Chaque ferme avait son cellier avec ses tonneaux ventrus alignés, reserve de toute une année. Quand un tonneau était vide, la "mise en perce" du suivant était un évènement : comment avait évolué le breuvage? On n'était jamais à l'abri d'une mauvaise surprise. On saisissait le verre posé sur tonneau, tournait la clé en bois, alors le cidre jaillissait. Il n'y a plus qu'à savourer...
